Accueil Date de création : 29/10/07 Dernière mise à jour : 18/02/09 21:24 / 31 articles publiés

Babylon 5 : Saison 1 - Signs and Potents (Symboles et présages) - Récapitulatif et Bilan  (Babylon 5) posté le lundi 10 décembre 2007 21:31

« C'était l'aube du troisième âge de l'humanité, 10 ans après la guerre entre les terriens et les minbaris. Le projet Babylon était un rêve qui s'était concrétisé. L'objectif était d'éviter une autre guerre en créant un lieu où humains et extraterrestres cohabiteraient dans le respect de leurs différences. C'était une escale, une seconde maison pour tous : diplomates, affairistes, innovateurs et vagabonds. Des humains et des extraterrestres dans une coque de métal de 2 500 000 tonnes, tournoyant seule au cœur des ténèbres. Cet endroit pouvait être dangereux, mais c'était notre ultime espoir de paix. Voici l'histoire de la dernière station de type Babylon. Nous sommes en 2258, cette station s'appelle Babylon 5 » (Commandant Jeffrey Sinclair)




La première saison de Babylon 5 est à l’image de son générique : introductif. Joe Straczynski a conçu la série comme une immense saga avec un début, un milieu et une fin où les multiples arcs de la série s’emboîteraient pour former une grande histoire. Signs and Potents (afin d'accentuer le coté littéraire de sa série, JMS à donner un titre à chacune des saisons) va donc avoir comme rôle principal d’introduire le spectateur à cet univers. JMS a bien conscience qu’il serait idiot d’installer sa mythologie et de commencer l’aventure d’entrée de jeu. Une histoire aussi complexe nécessite une mise en place progressive.

Si cela explique le ton de la première saison elle n’excuse pas, bien sur, certaines carences. La première saison souffre d’un faible budget (cela se remarque très facilement dans les premiers épisodes qui sont très limité dans leurs décors) ainsi que de l’absence de Straczynski en tant qu’auteur. Car même s’il supervisait très précisément l’évolution des intrigues et de ses personnages dans chacun des épisodes, il ne pouvait véritablement imprimer sa griffe dans certaines histoires. La première saison est vraiment la plus faible des cinq et c’est celle qui cumule les plus mauvais épisodes de la série.

Il est, par contre, très intéressant de revoir cette saison quand on à vu l’intégralité de la série. On aborde alors ces épisodes d’un tout autre point de vue. Leurs défauts sont vite oubliés face l’ingéniosité de la mise en place de l’univers. Tous les épisodes de Signs and Potents contiennent leurs lots de scenes, de révélations, de petites phrases qui, mine de rien, mette en place les intrigues futures.

On peut classer les épisodes de la saison en deux catégories

Les épisodes indépendants

A travers leurs histoires indépendantes, ils posent l’univers de Babylon 5 nous familiarisant de plus en plus avec cette station et ses habitants au fil des épisodes. Du centre de commande jusqu’au bas fonds, chaque recoins de la station nous est présenté. On reste encore dans une phase de stéréotype des personnages, mais des failles apparaissent ici et là dans leurs caractères. Au-delà de la station c’est aussi tout son univers qui est posé. La Terre avec ses problèmes politique et social, le Corps Psy, la haine entre les Narns et les Centauris, le mystère qui entoure les Minbaris et les Vorlons etc etc. Sans que l’on se rende compte, on s’habitue de plus en plus à cet univers. Quelques épisodes se distinguent aussi de par leurs qualités. Je pense notamment à Believiers et sa fin dramatique, ou bien encore Deathwalker et son art de la diplomatie, ou bien encore By Any Means Necessary et son conflit social. Mais tous cela ne nous contente pas, et on en veut encore plus ! C’est là qu’intervient l’autre catégorie d’épisodes.

Les épisodes mythologiques

Ils sont aux nombres de sept et s’articulent pour la plupart autour de Sinclair et sa perte de mémoire de 24 heures durant la bataille de la ligne. Ainsi qu’autour du rôle des Minbaris et de Delenn dans ce mystère et de la haine mutuelle entre les peuples de Londo et G’Kar. Ce sont ces trois grands arcs que se chargent de nous présenter In the sky full of Star, Signs and Potents et Chrysalis. Tous ces arcs semblent indépendants, mais on perçoit déjà, lorsque apparaît Morden et ses étranges associés, qu’ils sont l’arbre qui cache la forêt. D’autres mystères viennent également se rajouter. Ainsi Voice in Wilderness part 1 & 2 introduit la grande machine d’Epsilon et les tensions qui existent entre Mars et la Terre. Tandis que Babylon Squared nous révèle une partie du mystère de la disparition de Babylon 4. Enfin dans Mind War, le Corps Psy nous est montré dans toute sa noirceur par le biais du personnage de Bester. Succulent salaud et premier grand méchant de la série, même si le terme n’est pas le plus adéquat. Comme le dit G’Kar dans cet épisode : « Laissez moi vous transmettre la seule leçon que j’ai apprise en vivant sur Babylon 5. Aucun de nous ici n’est tout à fait celui qu’il paraît être ». Phrase instantanément culte de la série, qui anéanti dés lors tout manichéisme chez les personnages

Il est intéressant de voir que tous les épisodes (à part Grail) sont toujours construits dans l’optique de faire évoluer un des personnages du cast. La fin de la saison permet d’établir un petit bilan : Des personnages comme Lennier, Vir et Na’Toth sont clairement enfermé dans un rôle stéréotype. Ces aides d’ambassades ont pour principale fonction d’être des faire-valoir aux ambassadeurs et d’assumer une fonction comique basée sur leur naïveté et le choc des cultures. On verra que par la suite cela n’est plus du tout le cas et que certains de ces personnages vont être très approfondis.

Même si elle a été l’héroïne de plusieurs aventures, on ne peut pas vraiment dire que le personnage de Talia Winters a subit une évolution. Elle reste très ancrée dans son rôle de télépathe servant fidèlement le Corps Psy. Ce n’est que dans ses clashs avec Ivanova qu’elle acquiert une réelle dimension, car alors sa fidélité envers le Corps Psy est contre-balancé par le drame du lieutenant-commandant. Toutefois, la remise en cause de cette organisation, pas si nette que ça, n’est pas encore à l’ordre du jour.

Susan Ivanova est une valkyrie qui dissimule de profondes blessures sous une armure impénétrable mais qui révélera des fissures au fur et à mesures des épisodes tel que Born to the Purple ou bien encore T.K.O où elle fera le deuil de son père dernier survivant de sa famille. Son humour à froid, sa beauté, sa force et ses faiblesses en font un personnage fascinant.

Michael Garibaldi apparaît comme le personnage le plus humain de la série, devenant notre ancre dans cet univers. Honnête mais colérique, son passé d’alcoolique et ses anciens échecs le font constamment douter de lui. A l’opposé de ce personnage, nous trouvons Delenn et le docteur Steven Fanklin qui sont les idéalistes de la série, mettant un point d’honneur à tout faire pour créer un monde meilleur et à toujours voir le bien chez l’autre. Cet idéalisme naïf sera mis à mal chez Franklin (Believers l'épisode le plus dramatique de la saison), et il sera contrebalancé par les mystères qui entoure Delenn concernant Sinclair.

Le personnage « principal » du show est paradoxalement celui qui se révèle être le moins intéressant dans son évolution. En fait le commandant Sinclair est un personnage qui a déjà achevé son parcours, malgré les doutes qui l’assaillent sur sa perte de mémoire, et le sens qu’il veut donner à sa vie. Sinclair est vraiment trop parfait pour qu’on puisse véritablement l’aimer. Son jeu, même s’il est très bon, est vraiment trop intérieur pour fonctionner avec le reste du casting. Les changements intervenus dans la deuxième saison sont alors beaucoup plus clairs

Enfin il reste nos frères ennemis favoris, Londo et G’Kar, dont les clashs et les joutes durant cette année ont donné les plus moments les plus drôles et les intenses de la saison. Toutefois ces situations n’arrivent pas à masquer l’évidence : La haine entre ces deux peuples risque d’engendrer quelque chose de terrible. Londo et G’Kar sont beaucoup plus proches qu’ils ne le pensent. Ils sont tous les deux des bons vivants, et d’habiles diplomates mais leur lien est encore plus fort. Selon Londo, G’Kar et lui mourront en s’étranglant mutuellement dans une vingtaine d’année, et s’il ne fallait retenir qu’une seule chose de cette saison, c’est qu’ils sont les seuls à avoir répondu à la question de Morden (What do you want ?/Qu’est ce que vous voulez ?) et que leur réponse fait froid dans le dos et risque de devenir terriblement prophétique au vu du final de la saison.

Morden vs G’Kar


G’Kar : « Je ne suis pas très sur d’avoir compris la question. Mr ? »

Morden: « Morden »

G’Kar « Morden, c’est ça. Qui, dites-vous, a autorisé cet entretien ? »

« Le conseiller T’Bar. Premier cercle »

« Et sait-il ce qui vous amène ?

« Non, mais pour rencontrer quelqu’un de votre importance il me fallait une recommandation et il me la fournit. Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« Oui mais qu’entendez-vous au juste par : Qu’est ce que vous voulez ? »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Mais ce que je veux pour souper ? Ce que je veux faire ce soir ? »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Assez perdu de temps. Ce que je veux c’est que vous partiez tout de suite et que vous me laissiez tranquille »

« Je vous laisse »

« Attendez. Ce que je veux ? Les Centauri ont démoli mon monde. Que justice nous soit rendue »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Vider de leur moelle leurs moindres petits os et réduire leurs crânes en poussière »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Raser toutes leurs villes, assombrir leur ciel et ensemencer toutes leurs terres de sel pour se débarrasser de cette race infâme »

« Et après ? »

« Je l’ignore. Tant que notre planète mère a sa sécurité garantie je ne vois rien qui importe »

« D’accord. Merci encore de m’avoir reçu, ambassadeur. Au revoir »

Morden vs Londo Mollari

Morden : « Ha ambassadeur je venais justement vous rendre visite, je me présente, je suis..... »

Londo: « Je suis désolé mais je suis trop pressé pour bavarder avec vous. Prenez un rendez-vous c’est plus simple »

« Mais j’ai déjà un rendez-vous »

« Dans ce cas prenez en un autre »

Londo (appuyant sur le bouton d’ascenseur) : « Jamais là quand on en a besoin »

Morden : « Ambassadeur j’ai eu l’autorisation de vous rencontrer… »

« Oui, oui j’écoute qu’est ce que vous voulez ? »

« Mais c’est ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« Vous êtes fou ou quoi ? Au revoir, allez importuner quelqu’un d’autre »

(Londo entre dans l’ascenseur, suivi de Morden)

Londo : « Vous êtes vraiment quelqu’un de très obstiné »

Morden : « Il le faut bien, je n’ai pas le droit de vous laisser avant que vous ne répondiez à ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« C’est une discussion tout à fait idiote »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

Londo (sortant de l’ascenseur) : « Qu’on respecte ma tranquillité »

Morden : « Est-ce vraiment tout ambassadeur ? »

« Bon d’accord. Vous tenez absolument à le savoir ? Vous voulez que je sois franc avec vous ? Je veux que mon peuple puisse enfin reprendre la place qu’il mérite dans la galaxie. Je veux voir les Centauris retrouver leur supériorité et commander les étoiles. Je veux la réapparition de la gloire et le retour de la puissance. Je veux arrêter de passer mon temps à courir comme quelqu’un en retard à un rendez-vous qui a peur de regarder ce qui c’est passé ou ce qui est devant lui. Je veux retrouver mon peuple comme il était. Je veux que tout redevienne comme c’était autrefois. J’ai répondu à votre question ? »

Morden : « oui tout à fait »


Mais le chemin de ces deux ambassadeurs commence à diverger. Alors qu’il apparaissait au départ comme « l’agresseur » G’Kar est devenu la victime d’un Londo qui a commencé à sceller un pacte avec Morden dans le dernier épisode de la saison

Signs and Potents est donc une saison d’introduction dont les qualités d’écritures, quant à la mise en place de l’univers, sautent aux yeux lors d’une deuxième vision. Pour l’instant elle reste une saison potable, la plus faible des cinq, avec de très bon épisodes (Believers, Chrysalis, Babylon Squared, Deathwalker, Mind War) et de très mauvais (TKO, Soul Hunter, Infection) mais on sens derrière tous cela quelque chose qui ne demande qu’a se réveiller. Tout comme Delenn à la fin de la saison, la mue va commencer et va révéler quelque chose d’époustouflant.

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Babylon 5 : Prologue  (Babylon 5) posté le lundi 10 décembre 2007 20:31

Babylon 5 est la cinquième station de type Babylon après que les trois premières furent détruites et que Babylon 4 disparut mystérieusement vingt-quatre heures après sa mise en service. Construite par les Terriens en territoire neutre, cette gigantesque station spatiale à une vocation commerciale est un important lieu d’échange entre les peuples ce qui en fait également une plaque tournante pour de nombreux bandits et contrebandiers. Mais Babylon 5 est avant tout une base diplomatique. Construite dix ans après la guerre entre les Terriens et les Minbarris, sa mission est de protéger la paix. Elle est ainsi le siège d’un conseil où les ambassadeurs de la majorité des races de la galaxie tentent de trouver des solutions pacifiques à leurs problèmes.

C’est malheureusement une mission qui semble vaine tant la haine entre certaines races est tenace et alimenté par des puissances aux motivations obscures. Pourtant entre 2258 et 2262, Babylon 5 deviendra un symbole de paix et de liberté pour tous ceux qui luttent contre les ténèbres et sera le lieu où des grands évènements entraineront des bouleversements dans la galaxie qui conduiront au Troisième Age de l’humanité.


Présentation des races et des personnages

- L’alliance Terrienne

La Terre commença timidement son exploration de l’espace mais avec la rencontre avec les Centauris, il y a cent ans, tour changea. Grâce à l’échange de technologie et la découverte de la technologie des points de saut, les Humains ont accru leur sphère d’influence dans la galaxie. Bien qu’ils soient considérés comme jeunes, ils n’en restent pas moins qu’ils font partie des cinq races majeures de la galaxie. Réunifiés dans un gouvernement mondial, les humains faillirent disparaître lors de la guerre contre les Minbarris. Pourtant alors que ces derniers se trouvaient en orbite autour de la Terre et que les humains lancèrent leurs dernières forces dans une bataille perdue d’avance, les Minbarris se rendirent sans raison apparente. La fin de cette guerre donna un nouvel espoir pour l’humanité et engendra la création du projet Babylon.

Commandant Jeffrey Sinclair.

Premier commandant de Babylon 5, Jeffrey Sinclair est un homme sage et intègre. Son talent de diplomate lui permet de résoudre bien des conflits sur la station. Il est pourtant en proie au doute et cherche à connaître la vérité quand à son aventure durant la Bataille de la ligne. Lors de cette bataille entre les Humains et les Minbarris en orbite autour de la Terre, Jeffrey Sinclair, alors pilote de chasse, perdit le contrôle de son vaisseau. Voyant tous ses amis se faire tuer un à un, il décida de mourir en percutant un vaisseau Minbarris. Il survécut néanmoins au crash et se réveilla vingt-quatre heure après sans souvenir de ce qui avait bien pu se passer. Durant ce laps de temps, les Minbarris, alors certains de remporter la guerre, capitulèrent face aux Humains.

Lieutenant-commandant Susan Ivanova

Second du commandant Sinclair, Susan Ivanova à en notamment en charge de réguler le trafic des vaisseaux arrivant et partant de la station. D’un abord très froid et disposant d’un humour mordant elle se révèle être une amie fidèle et une âme perdue. Son frère est mort lors de la guerre, sa mère télépathe s’est suicidée et son père ne lui parle plus depuis qu’elle a rejoint l’armée.

Chef de la sécurité Michael Garibaldi

Fidèle ami de Jeffrey Sinclair, Garibaldi veille à la sécurité sur la station. Bon vivant et suspicieux de tout, il est le parfait candidat pour ce poste. Ancien alcoolique, il lutte sans cesse pour ne pas retomber dans ce vice. Après avoir était licencier de plusieurs postes, Babylon 5 représente le dernier espoir pour cet homme. Il est par ailleurs ami avec l’ambassadeur Londo Mollari.

Docteur Steven Franklin

Pendant la guerre, le docteur Franklin à volontairement détruit ses notes concernant la biologie des Minbarri afin d’éviter que la Terre crée une arme chimique. Pour Franklin toute vie est sacré et il consacre son existence à la préservation de toute être vivant. Son arrivée sur Babylon 5 est pour lui une grande opportunité à tout les niveau. Mais ses idéaux vont bien être mis à mal au contact d’autres cultures.

Talia Winters

Talia est une télépathe et fait partie du Corp Psy une organisation terrienne qui recense et regroupe tous les télépathes. Quand un humain découvre ses facultés télépathique il a le choix de rejoindre le Corp ou bien de se faire injecter des drogues qui annihilent son pouvoir. Tous ceci afin de préserver l'intimité de la population. Talia est une télépathe commercial et vit en permanence sur Babylon 5. Son allégeance au Corp est total et doit faire face à l'animosité d'Ivanova qui voue une haine farouche envers le Corp depuis la mort de sa mère.



- La Fédération Minbarri

Les Minbarris sont considérés comme une des plus vieille et une des plus puissante race de la galaxie. Explorateur de l’espace, leur dogme est fondé sur une relation particulière à l’univers et sur l’idée que chaque génération de Minbarris se ré-incarne dans la suivante. La société Minbarris se divise en trois castes : Les ouvriers, les religieux et les guerriers. Chaque caste est représentées par trois de ses membres au sein du Conseil Gris, l’institution suprême de la fédération composé de neuf membres assurant ainsi l’équité pour chacune des castes. Même si les Minbarris connaissent des dissensions internes, il reste un peuple uni quand le besoin s’en fait sentir comme l’ont constaté les Humains lors de la guerre. Cette guerre fut déclenchée à la suite de la mort de Dukhat, le chef des Minbarris. Une mort provoquée par les humains à la suite d’un accident au moment du premier contact entre les deux peuples. Les Minbarris fou de rage déclarèrent la guerre et, pendant deux ans, annihilèrent toute trace de vie humaine. Mais lors de la bataille de Ligne qui devait conclure le conflit et assurer leur victoire, les Minbarris se rendirent sans donner aucune raison. Depuis la fin de la guerre, les Minbarris tissent des liens de paix avec les Humains mais le mystère de leur capitulation reste entier.

Ambassadeur Delenn

Une main de fer dans un gant de velours, voila comment on pourrait résumer l’ambassadeur Delenn. D’une nature douce et compatissante, elle peut faire preuve de grande colère et être intraitable quand le besoin s’en fait sentir. Très proche du commandant Sinclair, elle lui cache néanmoins beaucoup de choses et semble en connaître beaucoup sur lui. Delenn cache en effet qu’elle est membre du Conseil Gris. Sa présence sur la station en tant qu’ambassadeur revêt d’un but plus important que de la seule mission diplomatique.

Lennier

Lennier est l’attaché d’ambassade de Delenn et fait parti, tout comme elle, de la caste religieuse. Très naïf et candide, sa venue sur Babylon 5 est l’occasion pour lui de découvrir l’univers. Il n’en reste pas moins qu’il connaît beaucoup plus sur Delenn et les secrets de son peuple qu’il peut le laisser croire.


- La République Centauris

Les « lions de la galaxie », comme ils se surnomment, sont un peuple riche et prospère mais dont les querelles politiques, la soif de pouvoirs, l’envie de paraître et le respect des traditions en font un peuple sur le déclin. La république fonctionne grâce à un Sénat, une famille royale et tout un système de famille riche et puissante qui servent avant tout leurs propres intérêts. Depuis la fin de leur occupation du territoire Narn, ils cherchent à retrouver leur gloire passée.

Ambassadeur Londo Mollari

Vieux briscard de la politique, Londo se retrouve sur Babylon 5 car le poste est dangereux et personne ne veut y aller. Conscient de sa mise à l’écart, il en profite pour d’avantage fréquenter le casino de la station plutôt que la salle du conseil. Il n’en reste pas moins un fier Centauris, désireux de retrouver la gloire passée. A ce titre il n’hésite pas à s’opposer aux Narns et à tout faire pour que son peuple redevienne une force dans la galaxie. Sa haine envers l’ambassadeur G’Kar est connu de tous mais peu savent que celle-ci provient d’une vision que Londo à eu. Dans le futur G’Kar et lui mourront en s’étranglant mutuellement.

Vir Cotto

Tout comme Lennier, Vir est l’aide d’ambassade de Londo. Tout aussi naïf que son homologue Minbarri, il apprend néanmoins à faire preuve d’indépendance et à contester les décisions parfois mauvaises de son supérieur. A l’inverse de beaucoup de ses compatriotes, Vir n’est pas attiré par les intrigues de cours et les jeux de pouvoirs et fait preuve d’un romantisme et d’un idéalisme qui consterne Londo.

- Le Régime Narn

Le régime Narn fut victime de l’occupation Centauris pendant un siècle. Ce peuple autrefois pacifique et agricole subi un esclavage terrible avant de révolter et de retrouver leur liberté. Leur indépendance les on poussé à se moderniser et à devenir de redoutable guerrier qui projette aujourd’hui de se venger des Centauris. Peuple belliqueux et combatif, les Narn sont rapidement devenu une race sur qui compter mais dont il faut également se méfier.

Ambassadeur G’Kar

La haine de Londo envers G’Kar est proportionnel à celle que l’ambassadeur Narn voue à celui-ci. Ancien résistant et homme politique redoutable, G’Kar se retrouve sur Babylon 5 pour défendre son peuple, pour affaiblir les Centauris et pour diverses autres activités peu légales. Toutefois il se révèle être un homme d’une grande sagacité et d’une spiritualité étonnante.

Na’Toth

Aide d’ambassade de G’Kar, elle possède la fougue de son peuple et se démarque d’avantage par sa force et son tempérament que par sa diplomatie.


- L’empire Vorlons

Les Vorlons sont la race la plus mystérieuse et vivent dans un secteur de la galaxie fermé à tous, ils ne veulent pas révéler leur identité et son présent sur Babylon 5 dans un but mystérieux.

Ambassadeur Kosh

Ambassadeur des Vorlons, Kosh dissimule sa véritable apparence et reste quelqu’un d’extrêmement secret et d’obscur qui reste d’avantage dans un rôle d’observateur que d’acteur lors des différentes réunions du conseil consultatif.



Quand elle fut diffusée pour la première fois aux USA, Babylon 5 fut victime de plusieurs handicaps :

- Elle fut une des rares séries de science-fiction hors label Star Trek et du affronter un redoutable adversaire (et une chef d’œuvre de série sois dit en passant) soutenue par une communauté qui ne juraient que dans les aventures de l’équipage du capitaine Picard.

- Un an avant la diffusion de Babylon 5, fut lancé Star Trek : Deep Space Nine le spin-off de Star Trek : The Next Generation. L’histoire de DS9 se situe sur une station spatiale à proximité d’un vortex qui en fait donc un endroit stratégique pour tous les peuples de la galaxie et notamment pour les Cardassiens et les Bajoriens deux peuples qui se haïssent depuis toujours. On le voit le pitch est énormément semblable à celui de Babylon 5 et la série fut rapidement taxé de plagiat. C’est oublié toutefois que le script de Straczynski tourna au sein des différentes chaînes dont la Paramount détentrice des droits de Star Trek.

- Quasiment annulé à chaque fin de saison, la série pu arriver à son terme grâce à son basculement sur la chaîne TNT. Arrivé un an avant X-Files et bien avant le succès de séries comme 24 ou Lost, qui relancèrent la vague des feuilletons et des histoires à suivre, Babylon 5 eu peine à convaincre qu’on puisse raconter une histoire défini à l’avance sur plusieurs saisons.

- Enfin en France, la série fut diffusée par Canal + en crypté et en tant que bouche trou pendant ses trois premières saisons. Depuis elle fut très peu rediffusé et resta une série assez confidentielle qui ne doit sa reconnaissance tardive grâce au bouche à oreille et au DVD.


Car Babylon 5 est clairement une série dont les qualités forcent le respect et son statut de référence de la science-fiction et de la série télé n’est en aucun cas usurpé. Cela pour plusieurs raisons :

- La première, la plus importante celle qui conditionne tout le reste, est la qualité de sa structure scénaristique. Babylon 5 est une série bananeçue par son créateur (Joe Michael Straczynski) pour durer cinq saisons racontant une grande histoire. Le format d’une série télé et les influences de JMS ont fait de la série un roman télévisuel où chaque saison renvoie à un chapitre de l’histoire. Celle-ci ayant été écrite à l’avance, la série apparaît alors comme totalement cohérente.

- D’un point de vue plus formel, la série bénéficie d’un casting solide et d’acteur compétent qui offre une prestation magnifique. Elle fut précurseur en matière d’effets spéciaux numérique qui lui confèrent un ton unique renforcé par une musique envoûtante signé Christopher Franke.

- Le terme roman télévisuel n’est pas usurpé. Non seulement la série fonctionne comme un livre avec une introduction, un développement et une fin mais les références principales de la série sont avant tout littéraire. Les trois principales étant : Dune de Franck Herbert, le cycle Fondation d’Isaac Asimov et, surtout, Le seigneur des anneaux de JRR Tolkien. La série se démarquant justement des autres par son aspect fantasy qu’il se dégage au fur et à mesure de l’histoire. Commençant comme une série de science-fiction, l’histoire va peu à peu dévirer dans l’héroic-fantasy avec tout ce quel comporte de mythologie, de magie, de poésie et de moment épique.



Le but n’est pas ici d’expliquer de manière exhaustive toutes les qualités de la série mais juste d’en rappeler les plus importantes. L’analyse des épisodes étant justement l’occasion pour s’épancher au maximum. D’ailleurs on commence maintenant.

 

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Flash : La performance du roi  (Flash) posté le lundi 26 novembre 2007 20:03

(Je crois que le jeu pour moi va être de trouver un titre avec le mot "Roi" pour chacun de mes flash) 

En attendant on va faire vite, simple, concis mais pas moins fort et direct :

 Allez lire ce brillant article signé Arnaud Bordas sur le site du Figaro, un journal que j'apprécie pas forcément mais quand des bons textes s'y trouves on se doit de les signaler. 

Article d'Arnaud Bordas

(ne faites pas attention aux avis des rigolos en dessous. Bien que Le Figaro a dans ses rangs au moins un mec qui s'y connaisse en cinéma il semblerait que ce ne soit pas le cas de ses lecteurs)

Si vous avez encore des interrogations quand au fonctionnement de ce procédé et à ses (fortement) probables répercussions sur le processus de création d'un film, allez lire le tout premier texte du blog de Rafik Djoumi

C'est ici

Si vous avez toujours des doutes et des questions (c'est normal) lisez en vrac : le dossier sur Le pole express de Julien Dupuy* dans le Mad Movies de l'époque (si une âme charitable peut me redonner le numéro je l'en remercie par avance), ainsi que les sujets consacré à Beowulf et à Tintin sur l'excellent forum de Mad Movies. 

Mais malgré la pédagogie et la brillante vulgarisation de ces textes pour expliquer au mieux tout le travail de Zemeckis rien ne vaut au final la preuve par A+B.

et en l'occurence, ici, Perfomance Capture + Beowulf = Chef d'oeuvre.

Je ne vais pas m'attarder longtemps dessus, d'autre le font bien mieux que moi actuellement sur des forums et des sites. Je me contenterais juste de vous dire, que dis-je, de vous ordonner d'aller voir au cinéma (et si possible en version Imax) La légende de Beowulf. Un magnifique film de fantasy dans tout ce qu'il y a de plus noble. Un film brillamment écrit et mis en scène avec une maitrîse qui ne peut que forcer le respect. 

Beowulf est un des meilleurs films de son auteur avec la trilogie Retour vers le futur et Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Ces films partagent d'ailleurs la grande force d'être des exploits technique qui servent l'histoire.

Et rien que pour cela, rien que pour ce film beau, épique. Rien que pour cette histoire portée par une musique magnifique et brassant avec maestria des thèmes aussi complexe que riche tel que l'infanticide ou la transition/destruction vers le christianisme. Rien que pour voir de la belle, de la grande fantasy depuis Le treizième guerrier et un des plus beau dragon au cinéma. Beowulf mérite tout les honneurs et mérite que vous déplaciez votre popotin vers la salle de ciné la plus proche.

Je ne vais pas vous mentir non plus le film n'est pas exempt de défaut mais 1/ Il est la meilleure preuve quand à la pertinence de la performance capture dans l'acte de création d'un film 2/ Il donne encore plus envie de voir Avatar et Tintin.

 

Next Time in my Blog : le début d'une rubrique consacré à une petite série de SF se déroulant sur une station spatiale à l'aube du Troisième Age de l'Humanité. 

 * qui signa un HS Mad Movies consacré aux effets spéciaux tout simplement extraordinaire. Celui-ci est encore disponible en vente par correspondance. Soit dans le magazine Mad Movies soit à la boutique Movies 2000. Lisez le, c'est une véritable bible.

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Papa c'est quoi un geek ?  (Divagation) posté le mercredi 14 novembre 2007 21:02

Qu'est ce qu'un Geek ?

Voici une question à laquelle j'ai du répondre deux fois dans des circonstances autres qu'un dialogue entre amis ou que sur un forum de discussion. La première fois ce fut lors du tournage du documentaire "Suck my Geek" réalisé par Xavier Sayanoff et Tristan Schulmann et qui sera diffusé à la fin du mois sur Canal +. Je vous en reparlerais très prochainement. La deuxième fois fut lors de ma participation à un exposé pour deux camarades, collègue de forums et étudiant dans une école de cinéma (ce qui ne les empêche pas d'être des gens intelligents)

Qu'est ce qu'un Geek ? Mine de rien voila une question à laquelle il est de plus en plus difficile de répondre tant le terme se popularise pour englober, peut-être, tout et n'importe quoi. C'est, en outre, un terme qui est d'avantage à connotation négative. Non seulement aux yeux du grand public (qui ne connaît pas le terme "geek" mais s'en fait une très bonne idée, merci TF1)

Avant de continuer je précise que ce texte n'a aucunement la prétention de dresser une définition définitive du geek mais plutôt d'en proposer ma vision personnelle. D'autant plus que le terme "geek" ne regroupe plus les mêmes personnes qu'il y a une vingtaine d'années compte tenu de l'évolution de la société.

Vous êtes prêts ? Allons-y !

Le geek est une personne passionnée. Voila une chose dont on peut être sur et certains. Un geek va passer énormément de temps à se consacrer à sa passion, à l'explorer au plus profond et à la vivre intensément.

Oui mais

Un supporter de foot est aussi un passionné, un philatéliste également, un grand lecteur de roman l'est aussi. Qu'est ce qui différencie alors le geek de ces autres passionnés ?

Probablement l'univers du geek. Prenons un exemple simple, beau et intelligent : moi

Cette semaine j'ai regardé les épisodes spéciaux de Kaamelott formant la seconde partie du livre V et je regarde aussi les épisodes hebdomadaires pour y découvrir les scènes inédites. Je suis en train de relire les six premiers tomes d'Harry Potter afin d'avoir la mémoire bien fraiche quand j'entamerais le septième et dernier volume. Je joue également à Okami, un formidable RPG sur Playstation 2. Après avoir découvert Firefly, Battlestar Galactica, Star Trek : The next generation et Star Trek : Deep Sapce Nine, je me regarde de nouveau ma série préférée : Babylon 5. D'une part parce que cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu (deux ans, pour un fans c'est long) et d'autre part afin de mieux comprendre les spécificités de ce show par rapports aux autres séries de space-opéra. Mais je regarde aussi en ce moment Oz, Il était une fois...l'homme, ce grandiose dessin annimé qu'est Avatar the last Airbender et How I met your mother. Sur mon étagère attendent la première saison de Deadwood, les deux premières de The Shield, le quatrième coffret des aventures de Sherlock Holmes, Ghost in the shell : stand alone complex et l'intégrale de Buffy et Angel. Je vous épargne la liste des films en attente.  Entre toutes ces activités je prend le temps pour parler avec des gens (des amis proche ou justes des collègues du net) sur les différents forums que je fréquente qui sont consacré au cnéma ou aux séries télé et j'écris pour mon blog ou pour le site de Mad Movies auquel je participe bénévolement. 

Je n'affirme pas que mon exemple est une vérité universelle, néanmoins j'ai pu constater ce comportement chez un grand nombre de personne pour penser ceci : Un geek est avant tout un passionné d'univers imaginaire et fantastique. Que celui-ci se consacre à une seule forme d'expression ou à plusieurs est secondaire. Mais j'ai tendance à penser qu'il est beaucoup plus enrichissant de s'intéresser à plusieurs formes de création qu'à une seule.

Le geek est-il associal ?

J'ai récemment lu ceci : 

Faut vraiment croire en rien pour l'être....[geek]. Se réfugier dans le "vive le fantastique, la SF, un monde autre pour échapper au quotidien" plutôt que le combattre, c'est le rêve de ceux qui nous gouvernent. Bande de résignés réfugiés dans le "virtuel" (net, ciné, littérature...) pour ne pas assumer votre "mal-être" dans ce monde livré au fric-roi et à ces plus riches que vous qui vous chient à la gueule. "Pour oublier ce monde pourri, je fuis dans des mondes autres". ils ont gagn. Ne cours plus camarade, le vieux monde t'a rattrapé. 

L'image que l'on a du geek est celle d'une personne renfermée sur ele-même, qui passe sa vie chez soi devant son ordinateur et qui est complétement coupée des réalités d'une vie qu'il fuit en se réfugiant dans un monde virtuel. Je passe sur les attraits physique qu'on attribue facilement à ces personnes. Cette image, en grande partie véhiculée par les grands médias, est fausse. Certe on en peut nier qu'une partie des geek se réfugient dans leurs passions de manières excessive mais je pense que cela n'est qu'un processus normal, souvent rencontré à l'adolescence ou au début de l'age adulte et qui évolue au fur et à mesure que l'individu muri. 

Il n'empeche que le fait qu'un passionné de foot soit perçu comme un gros supporter alors qu'un passionné de comics ou de jeux vidéos est considéré comme quelqu'un d'anormal et renfermé dans son univers releve d'une logique assez obscure à mes yeux. Bref il semblerait qu'une activité liée à l'imaginaire soit considérée comme suspecte aux yeux de la société. 

Pourtant il est indéniable qu'au fil du temps ces passions nous construisent en tant qu'adulte. Je suis fier d'affirmer qu'un livre comme Le seigneur des anneaux m'a apporté énormément de valeurs et de principes que j'essaye de suivre dans ma vie de tous les jours. Que ce soit au travail, dans ma vie de famille ou avec mes amis.

Les amis tiens ! Parlons en. On dit le geek solitaire et pourtant une partie de ses passions sont avant tous des activités créatrices et ludique faisant participer plusieurs personnes. Je pense notamment aux jeux de rôles, aux jeux vidéos, aux jeux de figurines et de cartes. Avec l'avénement  d'Internet, des plaisirs comme le cinéma ou les séries télé, qui était à la base des plaisirs solitaires (enfin plus pour les séries on est d'accord et l'aspect solitaire de ces médias est un sujet passionant sur lequel on pourrait débattre et contester) deviennent le sujet de débat enflammé entre des dizaines et des dizaines de personnes dans les forums de discussion.

Encore une fois je ne considère pas mon exemple comme une vérité absolue mais il se trouve que j'ai rencontré des gens que je considère comme des amis proche par le biais du net et de nos passions commune pour le cinéma fantastique, les mangas, les comics, les séries tv, les jeux vidéos etc etc. C'est à leur contact que j'ai pu découvrir des oeuvres dont je soupsonnais pas l'existence et qui m'ont enchanté. Inversement je leur ai fait découvrir des oeuvres que j'aimais. Aujourd'hui encore il ne se passe pas une journée ou une rencontre sans que l'on parle de ce que l'on a vu ou lu et qu'on aimerait que nos amis découvrent.

Le geek se défini aussi et surtout par sa volonté de partage. Rien ne lui fait plus plaisir de faire découvrir les oeuvres qu'il aime à d'autre et de partager sa passion, ses réflexions, ses joies et ses craintes. Si aujourd'hui les geeks sont une population importante aux yeux des distributeurs ou producteurs ce n'est pas du fait de leur nombre mais surtout à cause de leur capacités à communiquer les informations et les avis. Leur sphère d'influence est mondiale et leur volonté de communiquer sur une oeuve est sans limite. Un film comme Matrix doit aussi son succès à la communauté geek qui l'a supporté dès le moment de la diffusion de sa bande annonce. Ce socle de gens acquis à la quête de Neo a porté le film avec un tel enthousiasme que le reste du public s'y est intéressé. Récemment la série Heroes doit aussi son énorme buzz en France à cette communauté. On notera au passage l'hypocrisie de TF1 qui accuse le pirate d'être la cause des faibles scores d'audiences de la série tant bien même les causes de "l'échec" sont autres (je vous renvoi blog de Martin Winckler qui devrait bientot nous dire son avis sur la question) et que c'est ce même pirate qui permis à TF1 d'avoir une publicité énorme à peu de couts.

Les geeks ne sont pas forcément nombreux mais ils sont diablements actifs. Tellements actifs que certains deviennent des célébrités et des porte-étendarts de cette communauté. 

Il y a t-il des auteurs geeks ?

Allez dans l'ordre alphabétique : Alexandre Astier, Brad Bird, James Cameron, Guillermo Del Toro, Christophe Gans, Peter Jackson, Trey Parker et Matt Stone, Simon Pegg et Edgar Wright, Sam Raimi, Kevin Smith, Steven Spielberg, Joe Michael Straczynski, Quentin Tarantino, Andy et Larry Wachowski, Joss Whedon et j'en oublie.

(Un peu HS mais lors d'une récente discussion je me suis posé la question: Steven Spielberg et Tim Burton son-ils des réal geek ? Si la réponse fut oui je me demande néanmoins pourquoi ne les citons nous pas en premier)

Les geeks sont passionné par l'imaginaire sous toutes ses formes. Quoi de plus logique alors qu'eux-mêmes utilise leurs capacités à imaginer. Cela va des hypothèses sur l'épisode à venir d'Heroes jusqu'a l'écriture d'un roman ou d'un scénario voire même jusqu'a la réalisation. Le talent et le travail sont des données tout aussi (voire plus) importantes bien sur mais le fait que les auteurs cités plus haut se retrouve à jongler avec des références issu de la culture populaire, à les assumer et à les reconnaitre comme oeuvres artistique à part entière font que la communauté geek les reconnais comme étant des leurs.

Ainsi Del Toro cite Kawajari dans Blade 2, Joss Whedon crée des personnages geeks dans ses séries (Xander puis le trio dans la saison six de Buffy), Trey et Stone crée un épisode de South Park centré autour de World of Warcraft, Alexandre Astier réalise un épisode de Kaamelott bourré de référence explicite à Star Wars, Wright et Pegg réalisent Shaun of the dead et Hott Fuzz deux films jouant respectivement sur les codes des films de zombies et d'actions. Ainsi Christophe Gans adapte le jeux vidéo Silent Hill et Peter Jackson et Sam Raimi arrivent à concrétiser de manière grandiose ce qui était à priori inadaptable, l'adaptation d'un des romans les plus lu au monde et la transposition à l'écran d'un des super-héros les plus célèbres de la planète. 

Il y a t'il des oeuvres étendard geek ?

Oui bien sur. Déja pour commencer les oeuvres des créateurs que j'ai cité plus haut : Kaamelott, The incredibles, Terminator, Blade 2, Hellboy, Silent Hill, Le seigneur des anneaux, South Park, Spaced, Shaun of the dead, Hott Fuzz, les trilogies Matrix, Evil Dead et Spider-man, Clerks et sa suite, Babylon 5, Kill Bill, Buffy the vampire slayers etc etc

A divers degré, ces oeuvres sont des oeuvres geek, faites par des geeks pour les geeks. Toutefois on remarque que beaucoup d'oeuvre fondatrice (ou devenu des référence) de la culture geek n'ont pas était crées par des artistes geek. Ce sont par exemple Star Trek, Star Wars, Dawn of the dead, Alien, Super Mario bros, New York 1997, Conan le barbare, Mad Max, Les griffes de la nuit, Vendredi 13, Halloween, Macross, Gundam, les comics de super-héros, Blade Runner, Dragon Ball, Les chevaliers du zodiaque, Goldorack, Dune, Le seigneur des anneaux......

Toutes ces oeuvres (et toutes celles que j'ai oubliés) ont pour points communs :

  •  D'avoir fait naître une passion sans borne au sein de la communauté geek
  •  D'avoir créer des personnages iconiques dans lequelles les geeks se retrouvent ou aimeraient se retrouver
  •  D'avoir offert des univers approfondi permettant une prolongation des histoires par les fans 
  •  D'être avant tous, des oeuvres riches, belles et/ou intelligente

 

En guise de conclusion provisoire on peut donc dire que le geek se trouve être une personne qui aime des oeuvres qui lui ouvrent de nouveaux horizons et dont la passion le pousse à la réflexion, au questionnement de soi et de son monde et à la création personnelle afin d'enrichir ces univers qu'il aime tant qui feront que d'autres s'y intéressent à leur tour.

Pour une personne que la chaîne du temps de cerveau disponible veut montrer comme un attardé associal c'est plutot pas mal non ? 

 D'ailleurs ceci ne serait-il pas une vision plausible de l'avenir ? :

J'espère pas pour vous^^ 

 

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Flash : Le roi contre attaque  posté le lundi 05 novembre 2007 20:25

Ce soir M6 diffuse deux épisodes spéciaux de Kaamelott. D'une durée de 52 mintues chacun, ces deux épisodes composent la seconde partie du livre V et seront ensuite diffusé dans le format original de la série. C'est à dire des épisodes hebdomadaires de sept minutes environ.


Je reviendrais sur cette saison après la diffusion de son dernier épisode. En effet bien que le caractère exceptionnel de la diffusion de ce soir se doit d'être salué (Kaamelott étant de loin ce que des français ont produit de mieux en matière de fiction tv depuis longtemps et c'est tout à l'honneur de M6 de mettre en avant une oeuvre d'une si grande qualité) il ne faut pas oublier que la véritable forme de la série est celle pour laquelle elle est connu et saluée par tous : le format court hebdonmadaire. D'ailleurs si les épisodes spéciaux contant la première partie du livre V étaient excellent, les épisodes quotidiens sont supérieur. Tout simplement parce que la série prend le temp de développer ses personnages et son univers pour notre plus grand bonheur. Ainsi un épisode comme celui du repas entre Arthur, Leodagan, Seli, le duc et la duchesse d'Aquitaine restera un grand moment comique de la série de même que les scènes entre Lancelot et Meleagant renforce son caractère dramatique et épique.

Si vous connaissez et aimez la série, je ne vous apprends rien et vous vous êtes déjà préparé votre plateau télé pour ce soir. Je vous souhaite une bonne série.

Si vous ne connaissez pas la série, je vous déconseille de vous y mettre ce soir tant Kaamelott est devenu un feuilleton puisant sa force dans ce qui a précédé. Par contre je vous conseille vivement de vous jeter sur les dvd et, si vous doutez encore de la qualité de cet oeuvre, d'aller visiter ce site : http://www.a-suivre.org/levillage/mot.php3?id_mot=41

Etant l'auteur de ce dossier je ne vais pas en dire du mal vous pensez bien. Par contre je vais dire grand bien du site qui l'héberge. Le Village est un site qui mérite d'être connu par le plus grand nombre. Dirigé par Sullivan Lepostec et une poignée de gars aussi compétent que doués, Le Village a pour vocation de promouvoir la fiction télé européenne. Mine de rien il y a beaucoup de création sur notre vieux continent dont nous pouvons être fier.  

Bon allez c'est l'heure je file rejoindre le royaume de Bretagne.

PS : Allant sur le site officiel de la série afin de rechercher une information, je suis tombé sur un édito d'Alexandre Astier. Je ne peux que vous conseiller d'aller le lire.

C'est ici : http://www.kaamelott.com/ 

 (A mes amis qui me lisent : je fais du XXL pour les t-shirts qui sont en vente)

 

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