Accueil Date de création : 29/10/07 Dernière mise à jour : 18/02/09 21:24 / 31 articles publiés

Flash : Il serait temps qu'on la considère en tant que tel  (Flash) posté le mercredi 18 février 2009 21:24

Petit pensée. Suite aux divers discussions que j'ai pu lire ou auquel j'ai pu participer sur le problème du cinéma français à offrir plus d'oeuvres de genres, suite au texte de Rafik Djoumi intitulé : Un peu de chauvinisme qui répondait à ceux qui pensent que la France n'a pas la culture pour créer des oeuvres tels que des westerns, des films fantastique et bien d'autre chose encore je me dis que parfois il y a des choses tellement évidentes, des choses qui sautent aux yeux et qui pourtant ne sont pas remarqué par ce qui pourrait être les principaux concernés ou les défenseurs du "c'est mieux ailleurs".

Top ! Je suis une série crée, écrit, réalisé et interprétée par un autodidacte nourri  à Star Wars, Warhammer et Indiana Jones. Je suis composé de 450 épisodes répartie sur cinq, bientôt six, saisons. Je suis le 6ème programme le plus rentable des quatre principale chaine française et le premier programme qui rapporte le plus de revenu publicitaire à ma chaine de diffusion.Je réunis lors de ma diffusion une moyenne de cinq millions de téléspectateurs et leur raconte une histoire fantastique où je revisite le mythe Arthurien en ancrant mon style dans un langage moderne hérité d'Audiard et de Gosciny. J'aborde des thèmes universels comme l'amour, la fraternité, l'amitié, la foi et questionne sur l'art, la religion, la vie de couple, l'avancée sociale via des histoires humoristique et dramatique. Prenant mon sujet à bras le corps je n'hésite pas à exploiter toute la richesse que le passage d'une époque à une autre (et notamment de l'arrivée du christianisme) peut offrir en matière de dramaturgie. Je parsème au sein de mes histoires des multiples références  à La guerre des étoiles, à Aristote, à Stargate, aux jeux vidéos, au frères Coen, à Michael Mann, à Rambo 3, aux Skavens, à X-files et bien d'autre chose encore. J'ai évolué au fur et à mesure de mes saisons au niveau de ma réalisations et offre aujourd'hui des épisodes d'une qualité visuel rare pour un show de ma catégorie. Enfin pour finir je suis une série française. Je suis, je suis......

J'avoue que je me questionne assez. Comment une série française d'une telle qualité et qui arrive à manier habilement dramaturgie classique et référence populaire et geek n'est t'elle pas mis en avant par ceux qui veulent un cinéma de genre, et/ou ceux qui veulent des séries de qualité. Est ce son statut de sucesseur de Caméra Café ? Sa ressemblance superficielle avec le Sacrée Graal des Monthy Pythons ? Le fait que cette série soit une comédie à la base ?

Plus encore à l'heure où on se demande comment le système de production de fiction française peut tendre vers un mode à l'américaine, Kaamelott démontre qu'un système d'avantage influencé par le système anglais peut très bien marcher en France. Alexandre Astier offre 450 épisodes en moins de 5 ans là où il à fallu attendre deux ans pour voir la seconde saison d'un très gros succès de France 2 (en l'occurence Clara Sheller)

Bref je m'interroge. Enfin pas longtemps non plus je préfère mater des épisodes. Néanmoins mon amour pour cette série à débouché sur quelques textes dont je vous met les liens ici :

- Kaamelott, un succès à suivre

- Construire un royaume

- Un royaume en mouvement

- Un pop-royaume

Ces textes furent écrit peu avant la diffusion du Livre V et je pense que dans un futur proche je reprendrais tout cela. Ce futur proche étant bien sur après la diffusion du Livre VI qui sera la dernière saison de la série avant son passage au grand écran.

Et justement en parlant de livre VI figurez vous que dans le cadre du festival Paris fait sa comédie, Alexandre Astier a décidé d'offrir à ses fans rien moins que ceci :

Une nuit Kaamelott où seront projeté les premiers épisodes du Livre VI se déroulant chronologiquement avant le début de la série alors qu'Arthur n'était pas encore roi de Bretagne mais simple officier dans la légion romaine. Pour ceux qui connaissent la fin du livre V l'attente va être encore un peu longue pour savoir comment le roi va surmonter l'épreuve qui boucla le dernier épisode. Mais ca sera surtout pour tout les fans l'occasion d'un moment géniale où la découverte de nouveaux épisodes s'accompagneront à n'en point douter d'éclat de rire et de vannes qui fusent.

Moi en tout cas j'y serais avec mon T-shirt où je demande qu'on me considère en tant que tel.

Allez je vous quitte avec ce podcast de l'émission de Michel Drucker sur Europe 1 consacré à la série. 1h30 avec un Alexandre Astier qui déclare que le jeux de rôle est le plus beau jeux du monde et que tous les parents devraient initier leurs enfants à ce jeux ca fait vraiment plaisir

Alexandre Astier à Europe 1

 

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Babylon 5 : Soul Mates (2.07)  (Babylon 5) posté le samedi 07 février 2009 14:37

Situation de départ

- Matthew Stoner, commerçant d’antiquité, est surveillé par Michael Garibaldi depuis son arrivé sur la station. Le chef de la sécurité soupçonne quelque chose de louche chez cet individu sans réellement savoir quoi. Peut-être est-ce seulement le fait que Matt Stoner est l’ex-mari de Talia Winters.

- Londo accueille Mort, Peste et Famine, aussi connus sous le nom de Mariel, Daggair et Timov, ses trois « adorables » épouses à l’occasion du trentième anniversaire de son ascension*. Etant donné l’importance de cette célébration et vu l’influence grandissante de Londo à la cour royale, l’empereur lui a offert comme cadeau la réalisation d’un de ses vœux dans la limite de ses pouvoirs. Ainsi Londo a demandé à l’empereur l’annulation de deux de ses mariages arrangés afin de se débarrasser de ses tendres femmes. Il devra néanmoins garder une épouse pour les convenances de la cour et de sa fonction.

- La transformation de Delenn a été fournie sans mode d’emploi et sans qu’on lui explique les effets secondaires. Elle se retrouve donc à lutter contre ses cheveux qui ne veulent pas se laisser coiffer. Heureusement Ivanova vient l’aider dans ce combat difficile.

- Londo subi une tentative d’assassinat lors de la cérémonie de son ascension, tandis que Matt Stoner essaye de convaincre Talia Winters de partir avec lui.

Problèmes

- Matt Stoner est un ancien agent du Corps Psy qui l’a quitté après avoir perdu ses pouvoirs lors d’une expérience qui a échouée. Est-ce la vérité ? Pourquoi veut-il que Talia revienne avec lui et comment fait-il pour s’attirer les bonnes grâces de tous les gens qu’il rencontre ? Est ce seulement la jalousie qui pousse Garibaldi à surveiller Stoner ou bien est-il convaincu qu’il cache quelque chose ?

- Les épouses de Londo ne seraient-elles pas les investigatrices de la tentative d’assassinat ? Après tout c’est leur position sociale qui est en jeu. A moins que tout cela ne soit manigancé par G’Kar.

- Comment fait-on un brushing ?

SItuation de fin

- Afin de sauver Londo, Timov accepte de donner son sang mais elle fait jurer au docteur Franklin de ne rien dire à son époux. Elle ne veut pas que celui-ci lui soit redevable de quelque chose.

- Sheridan et Garibaldi découvrent (sans toutefois pouvoir le prouver) que Matt Stoner est toujours un agent du Corps Psy. L’expérience lui a peut-être enlevé ses pouvoirs télépathiques mais l’a doté de pouvoirs empathiques. Ainsi Matt peut très facilement influencer et contrôler les sentiments des gens à son égard. Il semblerait qu’il devait ramener Talia afin de concevoir un enfant doté des deux dons.

- Delenn a enfin compris comment se coiffer grâce à l’aide d’Ivanova. Les deux femmes ont ainsi noué une solide et profonde amitié.

- Londo divorce de Marielle et de Daggair. Les deux femmes quittent la station outrées tandis que Timov ne comprend pas le choix de Londo.

Timov : « D’accord Londo ! Pourquoi as-tu décidé de me garder et de les répudier ? Je n’ai pas fait montre d’une immense affection pour toi, je trouve ta conduite récente tout à fait méprisable, je ne t’aimerai jamais. Je te tolérerai tout au plus et je ne serais jamais ce que tu veux que je devienne. Alors pourquoi moi ? »

Londo : « Parce qu’avec toi je saurais toujours où j’en suis. »


Le deuxième épisode de l’arc Talia s’intéresse au personnage de Talia Winters et de Londo Mollari. Concernant Talia : la ré-apparition de son ex-mari nous donne l’occasion de constater que Talia n’est plus heureuse de sa position. Ses diverses aventures la portent à penser que son don est plus une malédiction. Plus que son appartenance au Corps Psy, c’est bien son don télépathique qu’elle rejette, et quand Matt Stoner lui affirme avoir trouvé le moyen de perdre ce don elle n’hésite pas une seconde.....................................et elle tombe dans le panneau.

La résolution de l’épisode confirme aussi qu’au delà du trio amoureux entre Talia, Garibaldi et Matt Stoner c’est bien la fourberie du Corps Psy qui nous est montré. Une organisation qui n’hésite pas à envoyer un des leurs pour féconder Talia afin d’engendrer des télépathes plus puissants. Encore une fois, les certitudes de Talia sont ébranlées. Un bon épisode donc, qui contribue à faire évoluer son personnage en même temps que son lien avec Garibaldi. En guest-star Keitjh Szarabajka (Charles Gracen dans Profit et Holtz dans Angel) dans le rôle de Matt Stoner. Inutile de préciser qu’il est particulièrement brillant dans ce rôle et la manière dont il se moque de Garibaldi est particulièrement savoureuse.

Concernant Londo : Voilà un magnifique épisode où Peter Jurassik exploite pour notre plus grand bonheur la satyre, le sadisme et l’humour de son personnage. Londo va tour à tour se moquer de G’Kar et de ses épouses dans des scènes réjouissantes. A un G’Kar qui pensait lui faire offense, il rentre dans son jeu pour mieux le déstabiliser (Londo : « Mon dieu j’adore lui faire ça ! »). A ses femmes qui commencent à se crêper le chignon en apprenant la nouvelle du futur divorce, il les calme d’une seule tirade («  Mes chéries voyons, s’il vous plait.......continuez »). Bref voilà du grand Londo. Cette histoire loin de n’être qu’une récréation nous en apprend plus sur lui, sur sa relation avec son épouse et avec les autres. Ainsi la seule personne en qui il a confiance est celle qui n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense réellement de lui sans prendre de gants et on remarquera que Vir Cotto est dans la même situation. Vis à vis de sa relation avec G’Kar, l’épisode nous montre une nouvelle joute dont on ne sait pas qui sort vainqueur, l’ambassadeur Centauris qui provoque le mal de crâne de son homologue ou bien G’Kar qui couche avec l’une des femmes de son rival tout en résolvant la tentative d’assassinat dont son cher collègue a été la victime.

*Petit détail qui a son importance. Quand on pousse plus loin la comparaison des cavaliers de l'Apocalypse (Mort, Peste et Famine) pour désigner les femmes de Londo (voir The War Prayers 1.11) on se rend compte alors que Londo est le dernier de ces cavaliers. C'est à dire : Guerre. Une comparaison qui va bientôt prendre tout son sens

Pour l'anecdocte, Straczynski n'est pas le scénariste de cet épisode. C'est Peter David qui s'en charge. Auteur réputé de comic (et de romans sur Star Trek) il parsème d'ailleurs cet épisode de référence aux comics. Ainsi Timov déclare être la fille d'Alghul. Un mot qui signifie "Démon" en Arabe mais qui fait aussi référence au personnage de Ras Al-Ghul, un célèbre ennemi de la série Batman.

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James Bond par Mechagodzilla / 1964 - 1967 : Le roi du monde  (James Bond par Mechagodzilla) posté le dimanche 01 février 2009 23:02

En 1964, Broccoli et Saltzmann sont des producteurs heureux. « Docteur No » et « Bon baisers de Russie » on été de francs succès qui laissent espérer un avenir radieux pour les prochaines adaptions de Fleming.

Seulement, en producteurs avisés, Broccoli et Saltzman savent également que le public se lasse aussi vite qu’il se passionne, et qu’il va falloir à chaque fois devancer ses attentes. Il est temps pour Bond de quitter les rivages de la série B (qu’il laissera à une foule d’imitateurs plus ou moins inspirés) pour s’élancer à l’assaut du divertissement haut de gamme, quitte à faire certaines concessions.


Le pré-générique de Goldfinger donne d’emblée le ton : camouflé dans le plan d’ouverture en canard (!), Bond porte un costard impeccable sous sa tenue d’homme grenouille (!!), et fait ensuite sauter le repère d’un trafiquant de bananes parfumée à l’héroïne (!!!). Exit donc les thrillers d’espionnage, et adieu au fonctionnaire du MI-5. Les prochaines aventures de Bond seront caractérisées par une recherche presque frénétique de l’efficacité instantanée au détriment de l’atmosphère et de la vraisemblance.

Commencé par Terence Young et finalement mis en boite par Guy Hamilton (pour d’obscure raisons de signature de contrat), Goldfinger marque le début de cette course effrénée à la surenchère à tous les niveaux qui atteindra (une première fois) son apogée avec le délirant «On ne vit que deux fois» en 1967.

Le message est désormais clair : « vous êtes venus pour en prendre plein la vue, on va vous en mettre plein la vue ». Et Goldfinger tient admirablement ses promesses ; du superbe plan d’ouverture (après un générique devenu légendaire) jusqu’au plan de fin, c’est du jamais vu pour le spectateur de l’époque. Chaque situation est explosive, chaque perso inoubliable :

- ainsi Auric Goldfinger, loin d’être un simple escroc international, devient un génie du mal ne vivant que pour et par l’or (et servi par l’interprétation énorme de Gerd Froebbe)


- De même son exécuteur des basses oeuvres, Oddjob, tient plus de la machine à tuer que du simple tueur à gage


- quand il s’agira de menacer de couper Bond en deux, la sempiternelle scie circulaire sera avantageusement remplacée par un rayon laser (encore jamais vu au cinéma à l’époque)

La mallette de « bon baisers... » ayant tapé dans l’oeil des spectateurs, les gadgets ont une place plus importante. Les fans purs et durs regretteront souvent cette tendance, sans remarquer toutefois que le gadget, chez Bond, ne sert qu’à faire de façon plus élégante un truc que 007 aurait pu faire avec les moyens du bord. Le briquet/traceur que Bond utilise pour filer la Rolls de Goldfinger ne sert qu’à apporter un sang neuf à la traditionnelle scène de filature et les mitrailleuses et le siège éjectable de l’Aston Martin n’empêcherons pas Bond d’être capturé par les hommes de Goldfinger. De toute façon, Bond méprise les gadgets (chaque scène avec Q est une occasion de le rappeler) et passe son temps à les détruire.

On peut regretter le Bond de « Bons baisers de Russie », mais il n’empêche que « Goldfinger » marche admirablement bien et dépasse encore aujourd’hui de la tête et des épaules pas mal de films contemporains. La qualité de son découpage (encore Peter Hunt) et de son interprétation ainsi que le soin apporté à la production (les décors de Ken Adam en jettent) font que les quelques incohérences qui parsèment pourtant le film (pourquoi Goldfinger passe-t-il autant de temps à présenter son plan aux maffiosi pour les gazer dans la scène suivante ? a quoi sert Tilly Masterson ?) passent inaperçues et ne gâchent en rien le plaisir du spectateur.

Seul regret : le Bond des deux premiers films n’a plus sa place dans ce contexte, et Goldfinger, s’il donne encore l’occasion à Connery de se distinguer dans de bonnes scènes de tension pure (la scène du laser, le final...), marque néanmoins le début de la lente évolution de l’espion au permis de tuer vers le gentleman surdoué distributeur de bons mots et de sourires en coin.

Le public lui, en tout cas, s’en fiche, et fait un triomphe mondial à Goldfinger. Le film reste encore aujourd’hui un des plus gros (si ce n’est le plus gros) succès de la franchise et engendrera à partir de 1964 une vague d’espionnite qui balaiera tout l’occident ; tout le monde va y aller de son espion : la série B italienne (avec quelques franches réussites signées Solima, Freda ou grieco), la télévision (« les espions », « man from the UNCLE » etc...), la bande dessinée (« Nick Fury agent of shield »). L’espionnage est à la mode pour un bon bout de temps, et pour Broccoli et Saltzman, il faut battre le fer tant qu’il est chaud.


Immédiatement mis en chantier après Goldfinger (avec Terence Young de retour pour la dernière fois aux commandes), et sorti en 1965 « Opération Tonnerre » (Thunderball) ne déroge pas la règle établie par son prédécesseur : on reprend les mêmes (acteurs et techniciens) et on en rajoute ; encore plus d’action, de dépaysement, de violence... et moins de vraisemblance. L’évolution du budget sera également la même : Thunderball coûtera autant que les trois premiers Bond réunis.

C’est peut être cette absence de limite (a la fois dans le budget et dans cette volonté d’en mettre plein la vue) qui explique la relative déception causée par le film qui, de plus, souffrira indéniablement de l’absence de Peter Hunt au montage ; « Opération Tonnerre » est un film long, trop long, alignant les péripéties avec la régularité d’un métronome.

Les enjeux restent encore palpitants (le détournement nucléaire), certaines scènes sont vraiment réussies (les bastons chorégraphiées par Bob Simmons, la poursuite pendant la parade, la mort de Fiona Volpe...), les gadgets sont comme d’habitude aussi sympa que fondamentalement inutiles, le méchant interprété par Adolfo Celli ressemble à Raffarin et pourtant, arrivé au dernier tiers du métrage, on a envie que ça finisse, malgré l’énorme baston aquatique finale généreuse en morts violentes.
« Opération Tonnerre » ressemble à un de ces plats dans lesquels on met en grande quantité tout ce qu’on aime... jusqu’à l’indigestion. Hyper ambitieux dans le domaine de l’action, le film n’ose cependant pas s’affranchir totalement de ses bases de thriller d’espionnage et parsème son intrigue de scènes d’expositions et de dialogues qu’il aurait été facile de couper.


Les choses s’arrangent heureusement avec le film suivant : « On ne vit que deux fois », qui, malgré un scénario complètement délirant, reste bien mieux construit que son prédécesseur.

Conscient du faible potentiel spectaculaire du roman de Fleming (en résumé : Après le meurtre de sa femme, Bond traverse une dépression puis part au Japon se venger de Blofeld), Broccoli et Saltzman (et le scénariste Road Dahl) n’en gardent que le lieux et le méchant (encore une fois le SPECTRE), virent tout ce qui ne convient plus (à la trappe la dépression de Bond, son apprentissage des poèmes Haïku avec Tiger Tanaka et le jardin de mort de Blofeld rempli de plantes mortelles) pour livrer un spectacle convenant plus à l’esprit pop et débridé (sans mauvais jeu de mots) des années 60.

Encore plus terrifiant que le chantage nucléaire de « Opération tonnerre », le péril à éviter est cette fois la troisième guerre mondiale, orchestrée (comme toujours) par le SPECTRE qui organise depuis le Japon le rapt de capsules spatiales américaines et soviétiques au moyen d’un vaisseau « croque-fusée ».

Il suffit de comparer « On ne vit que deux fois » à « Bons baisers de Russie » pour mesurer le chemin parcouru en 5 ans et 3 films. Le scénario ne se donne même plus la peine de maquiller ses invraisemblances et semble même s’en amuser. Le sommet du délire est atteint avec l’extravagant décors de la base secrète de Blofeld, peut-être le chef-d’oeuvre de Ken Adam, qui coûtera à lui seul autant que « James Bond contre Dr No ».

Le film passe pourtant très bien l’épreuve du temps et des visions multiples (bien mieux en tout cas que « Opération Tonnerre »), le mérite en revenant à un bien meilleur découpage (Peter Hunt revient au montage contre la promesse de réaliser le prochain Bond) et à une réalisation plus alerte du vétéran Lewis Gilbert. Conscient du tournant définitivement outrancier voire auto-parodique qu’a pris la série, Gilbert arrive toutefois à ménager quelques beaux moments de mise en scène (le plan en hélico, lors de la fuite de Bond sur les toits, le massacre final dans le volcan du SPECTRE), voire même à insuffler une tonalité très « polars japonais » au détour de certaines scènes (les déambulations nocturnes de Bond, toute la séquence suivant le meurtre de Henderson et la baston qui suit).

Bien qu’ayant l’air de moins en moins concerné par son rôle, Connery donne encore une interprétation convaincante de l’espion au permis de tuer. Il sait cependant que ce Bond sera son dernier ; entre deux films, il aura réussi à prouver qu’il était capable de jouer autre chose (« Pas de printemps pour Marnie », le grand film malade de Hitchcock, « La colline des hommes perdus » de Sidney Lumet) et en profitera pour négocier une réduction du nombre de Bond qu’il était contractuellement tenu de tourner.

Avec « On ne vit que deux fois » prend fin ce qui restera certainement la meilleure période de la série, celle où chaque film représentait du jamais vu à l’écran en matière de cinéma d’action et où Bond était l’exemple à suivre pour une foule de copieurs.

De la copie à la parodie il n’y a cependant qu’un pas, et Bond ne tardera pas à se faire gentiment railler dans certaines parodies plus ou moins réussies (« James Tont 007 ½ » avec Lando Buzzanca, « Opération Frère Cadet », avec Neil « le frère de » Connery) et Derek Flint (le fringuant James Coburn) le virera même d’une scène à grand coup de pied dans le cul tandis qu’une autre jettera avec mépris un livre des « aventures de 008 » en soulignant la débilité profonde de la chose dans « Notre homme Flint » de Daniel Mann. Le coup de grâce sera la sortie également en 1967 de l’énorme « Casino royale », vaste entreprise de démolition foutraque et délirante de l’univers Bond (j’y reviendrai).

Avec le départ de Connery, Broccoli et Saltzmann se trouvent confrontés à un double enjeu : trouver un remplaçant à un l’acteur qui sera pour toujours identifié à Bond (« Sean Connery is James Bond ») et introduire un sang neuf dans un concept qui a atteint ses limites.

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Pub pour les copains : 3 gars et un comic book  (Flash) posté le mercredi 28 janvier 2009 22:55

Sous ce titre étrange faisant référence à un épisode d'une série animées vachement chouette se cache un blog écrit par trois passionnés de comic-book. Ces trois érudits nous font partager leurs passions et leurs connaissances sur le forum de Mad Movies depuis des années et face à une demande de plus en plus importante ils se sont lancés dans la création de ce blog.

Si je vous en parle c'est que d'une part ce sont des potes et des amis et que d'autre part ce blog est vraiment bien car sortant des sentiers battus pour parler d'oeuvres peu connu tel Les eternels de Kirby ou bien Howard the Duck de Gerber.

Si le blog n'est pas mis à jour régulièrement ça n'empeche pas que les articles sont vraiment passionnant et donne des conseils de lectures bien judicieux.

Bravo les mecs.

3 GARS ET UN COMIC BOOK

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Le onzième Doctor  (Flash) posté le dimanche 04 janvier 2009 16:45

Hé bé punaise moi qui voulais passer un week end de réveillon tout peinard à mater des films, à redonner une chance à Alien 3 et à tenter de résoudre d'autres égnimes du Professeur Layton voila que certains évènements d'une importance capitale m'oblige à prendre la plume.

Outre l'arrivée d'extra-terrestres sur Terre ou bien la fin de mes fautes d'orthographes à répétition dans mes messages, quelle autre nouvelle importante recquiert la rédaction de ce flash ? Je vous donne dans le mille c'est bien entendu l'annonce du prochain acteur incarnant le personnage principale dans la meilleure série de science-fiction actuelle à savoir Docto Who.

Depuis la fin de la géniale saison 4 plusieurs départ furent confirmés. Celui de Russel Davies le producteur de la série et celui de David Tennant l'actuel interprête du Docteur. Si ces deux départ furent planifiés en coulisses depuis très longtemps (voir à ce sujet l'excellent article de Sullivan Le Postec), les annonces ne furent officialisées qu'en juin 2008. Ainsi ils devint acquis que la nouvelle saison de Doctor Who ne commencerait qu'en 2010, que l'année 2009 serait une année où ne seraient diffusée que des épisodes spéciaux avec Tennant tandis que Steven Moffat, le nouveau producteur de la série, commencerait le tournage de la cinquième saison (saison qu'il a commencer à écrire depuis le début de l'année 2008 quand Davies l'a nommé comme son successeur). 

Il devint vite acquis également que l'annonce du nouvel acteur interprétant le Doctor ne pourrait être dévoilé lors d'un épisode de la série du fait du chevauchement des épisodes de 2009 et 2010. La BBC a réussi un coup de communication exceptionnel en cette fin d'année. Suite à l'épisode de noël qui confirma que David Morrissey n'était pas le prochain Docteur (mais qui offrit une sacré bonne histoire), la BBC comme à son habitude diffusa deux Doctor Who Confidential. L'un sur l'épisode de noël et l'autre qui revenait sur les dix incarnations du Docteur (qui sont : William Hartnell, Patrick Troughton, Jon Pertwee, Tom Baker, Peter Davison, Colin Baker, Sylvester McCoy, Paul McGann, Christopher Eccleston et David Tennant) appelé logiquement The Ten Doctor. Mais la veille de la diffusion de ce Confidential la BBC en annonça le véritable titre : The Eleven Doctor. L'annonce du prochain acteur allait donc être faite. Depuis des mois celui-ci, et dans le plus grand secret, avait été choisi (du moins officieusement) et avait déjà commencé à travailler sur la série.

Alors que tout les bookmakers pariaient sur Joseph Paterson et que d'autre à l'annonce de l'arrivée de Moffat espérer James Nesbitt, voila que tous sont pris à contre courant par l'annonce de : Matt Smith

Voila donc le nouveau Docteur. Quasi inconnu, il sera le plus jeune acteur à endosser le role d'une des plus vieilles icone de la culture populaire anglaise encore en activité. Si on peut y voir une intention de rajeunissement de la BBC, on peut aussi sans crainte espérer un nouveau départ et des aventures de qualités tant la passation de flambeau est travaillé depuis des lustres, tant Moffat a déjà montrer ses compétences en tant que scénariste sur la série et tant l'idée d'un vieux extraterrestre prenant sous les traits d'un jeune homme peut apporter une nouvelle dynamique et des interactions savoureuses.

Je vous laisse avec l'interview de Smith diffusé lors du Confidential

 

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